Mon avis sincère et sans filtres sur Amezian Nutrition

amezian

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces lignes.
Par pudeur. Par fatigue aussi. Et parce que je sais à quel point prendre la parole publiquement peut exposer.

Si je le fais aujourd’hui, c’est en dernier recours. Ce n’est ni par colère gratuite, ni par envie de nuire.
Parce que j’ai une conscience morale, et parce que je ne peux pas accepter que d’autres personnes, déjà fragilisées par des problèmes de santé, vivent ce que j’ai vécu.

Depuis plusieurs semaines, j’essaie d’obtenir des réponses, un remboursement, ou simplement une reconnaissance de ce que j’ai vécu. En vain.
Pire encore : depuis que j’ai tenté de laisser un avis public pour raconter mon expérience, je fais face à des tentatives répétées pour faire disparaître toute trace de mon témoignage.

Comment tout a commencé

Pendant des mois, j’ai vu passer des publicités Amezian sur Instagram.
Toujours les mêmes promesses : compréhension du corps, accompagnement global, solutions là où la médecine classique échoue parfois.

Au début, j’ai ignoré. Puis les mois ont passé.

De mon côté, je traversais une période d’errance médicale. Des examens, des douleurs, des hypothèses, des attentes interminables. Cette sensation de ne pas être entendue, de chercher des réponses sans les trouver. Quand on est dans cet état-là, on cherche des solutions. On s’accroche à ce qui ressemble à de l’écoute.

Un jour, fatiguée, inquiète, et surtout pleine d’espoir malgré tout, j’ai décidé de franchir le pas.

La promesse d’un accompagnement… et le moment où j’ai commencé à y croire

Au départ, je n’étais pas certaine de m’engager.
J’avais besoin de comprendre ce que l’on me proposait réellement.

J’ai donc réservé ce qui était présenté comme un appel de découverte avec l’une des infirmières Amezian.
L’objectif, pour moi, était simple :
comprendre l’offre, poser mes questions, et avoir une idée du tarif, qui n’était pas indiqué publiquement sur le site.

Pour la première fois depuis longtemps, on m’a donné du temps.
Beaucoup de temps.
Une heure et demie exactement.

Pendant cet appel, j’ai parlé. Longuement.
J’ai décrit mes symptômes, mon parcours médical, mon errance, mes inquiétudes.
La personne en face de moi utilisait un jargon médical que je ne comprenais pas toujours, mais qui, sur le moment, me donnait l’impression d’être enfin prise au sérieux.

Elle me laissait parler.
Elle me relançait.
Elle me disait qu’elle comprenait.

Elle m’a expliqué que, elle aussi, avait vécu une situation de santé similaire.
Que c’était un sujet qui la touchait profondément.
Que c’était pour cela qu’elle avait choisi ce métier.

Je me suis sentie écoutée, reconnue, presque soulagée.
Pour la première fois depuis des mois, j’ai eu l’impression d’apercevoir — du bout des doigts — le bout du tunnel.

Au fil de la conversation, elle m’a livré des éléments très personnels :
son choix de carrière pour devenir infirmière,
le parcours médical de son mari devenu médecin,
la manière dont ils auraient, ensemble, dépassé une maladie que nous aurions en commun.

Avec le recul, je réalise à quel point ce récit intime a renforcé mon sentiment de confiance.

Mais entre les mots rassurants, quelque chose d’autre s’est installé.
Progressivement.

Des hypothèses médicales ont commencé à émerger.
On parlait de pathologies lourdes, parfois graves :
cancers, diabète, lipœdème, problèmes cardiaques, et d’autres encore.

On me rassurait… puis on m’inquiétait.
On me réchauffait… puis on me refroidissait.

Je parlais.
Encore.
Toujours plus.

Je ne comprenais pas que, sans le savoir, je me retrouvais prise dans un échange où l’on soufflait le chaud et le froid, où l’on faisait émerger des peurs tout en se positionnant comme une solution.

À ce moment-là, je ne savais pas encore dans quoi je venais de m’embourber.

Un appel qui a basculé dans une pression psychologique

Avec le recul, je peux aujourd’hui le dire clairement :
la personne que j’ai eue au téléphone a exercé sur moi une pression psychologique intense.

Pendant cet appel, j’ai livré mes soucis de santé, mes peurs, ma vulnérabilité, presque malgré moi. Tout était posé sur la table.
En face, le discours était fluide, structuré, manifestement très bien rodé.

La conversation ne s’arrêtait pas.
Je ne raccrochais pas.

À plusieurs reprises, on m’a envoyé des liens de paiement directs via PayPal pendant l’appel.
La personne s’est assurée que je reste en ligne, jusqu’à ce que la transaction soit validée.

Je n’ai bénéficié d’aucun délai de réflexion.
On ne m’a pas présenté clairement les conditions générales de vente, ni expliqué précisément à quoi je m’engageais.
On ne m’a pas non plus indiqué que l’accompagnement débuterait immédiatement, un détail pourtant essentiel pour la suite.

Ce point aura une importance majeure par la suite, puisque c’est précisément sur cette base que l’on me refusera ensuite tout droit de rétractation.

Après le paiement : le doute, puis la sidération

Je procède donc au paiement.

Trois à quatre jours plus tard, je reçois des accès à un espace Notion.
Un Notion sommaire, dans lequel on me demande de déposer l’intégralité de mes données de santé :
analyses sanguines, scanners, IRM, échographies, comptes rendus médicaux.

Toutes mes données personnelles et médicales se retrouvent ainsi centralisées sur un outil sans dispositif de sécurité apparent, sans information claire sur leur stockage ou leur utilisation.

Je reçois ensuite le programme alimentaire.

C’est à ce moment-là que tout bascule.

En découvrant le contenu, j’appelle immédiatement mon mari.
Ensemble, nous prenons conscience que quelque chose ne va pas.

Le plan proposé est extrêmement restrictif, sans adaptation visible à mon état de santé.
Certains aliments recommandés sont incompatibles avec les traitements médicaux que je suivais alors.
On y parle de perte de poids, alors que ce n’était absolument pas l’objectif de l’accompagnement que j’avais choisi et pour lequel j’avais payé.

Pire encore, le programme m’exposait à une privation alimentaire susceptible de stresser davantage un organisme déjà fragilisé — l’exact opposé de ce qui aurait été bénéfique dans mon état.

À ce moment précis, je comprends que l’accompagnement promis n’est ni conforme à ce qui m’a été présenté, ni adapté à ma situation.

Et surtout, je comprends que je viens peut-être de commettre une erreur grave.

Le paiement, puis la réalité de la prestation

À ce stade, j’ai déjà effectué un paiement de 747 € via PayPal, en quatre fois.
Je me souviens m’être dit, pour me rassurer :
« Il n’y a pas de risque. Je suis couverte par PayPal, et en France, tout paiement est soumis au droit de rétractation. »

Ma surprise sera de taille quelques jours plus tard.

Très rapidement, la réalité de la prestation apparaît.
Moins d’une semaine après le début supposé de l’accompagnement, je comprends que cela ne me convient pas.
Ce n’est ni conforme à ce qui m’a été présenté, ni adapté à ma situation.

Je contacte donc le support pour mettre fin à cet abonnement et demander l’arrêt de la prestation.

On me répond que ma demande sera étudiée, mais qu’il est nécessaire que j’échange de vive voix avec une personne du support.

J’accepte.

Un échange qui tourne en rond

Lors de cet échange, je réalise très vite que je tourne en rond.

La personne que j’ai au téléphone ne répond pas réellement à ma demande.
À chaque explication de ma part — le décalage entre la promesse et la réalité, le caractère inadapté de la prestation, mon souhait clair d’y mettre fin — une seule réponse revient, encore et encore :
ils veulent « ajuster ».

J’explique calmement que je ne cherche pas un ajustement.
J’explique que ce n’est pas conforme à ce qui m’a été vendu.
Que je souhaite arrêter.

Mais en face, l’attitude reste la même :
une insistance constante, une fermeture totale à mes explications, comme si ma décision n’était pas entendable.

Plus je parle, plus je comprends que la discussion n’a pas pour objectif de résoudre ma demande, mais de me faire rester, coûte que coûte.

À ce moment-là, je prends conscience que je ne suis plus dans un échange équilibré, mais dans une situation où tout est fait pour retarder, diluer, épuiser.

J’insiste malgré tout.

On me répond alors que mon dossier va être transmis à « l’équipe financière », et qu’une décision me sera communiquée sous 24 à 48 heures.

J’attends.

La réponse arrive :
refus, une nouvelle fois.

Je demande des explications.
Je dis que je ne comprends pas cette décision.
Si une prestation censée durer trois mois n’a couvert, dans les faits, qu’environ deux semaines, il me semble légitime — a minima — d’obtenir un remboursement proportionnel des deux mois non effectués.

Je n’obtiens aucune réponse claire à cette question.
Pas d’argumentation détaillée.
Pas de justification concrète.

Le dialogue s’arrête là.

Et c’est à ce moment précis que l’enfer commence.

L’escalade : PayPal, la banque, et une spirale incontrôlable

Après ce refus, je n’ai plus d’autre choix que d’ouvrir un litige via PayPal.
Je détaille les faits :
une prestation annoncée sur trois mois,
un accompagnement effectif d’environ deux semaines,
un refus de remboursement malgré mes demandes répétées.

Très vite, je comprends que le problème est mal qualifié.
Mon dossier est traité comme un simple désaccord commercial, sans prise en compte du contexte :
la pression lors du paiement,
l’absence de délai de réflexion,
le caractère incomplet de la prestation.

De mon côté, ma banque, alertée par la situation, procède à des rejets de paiement par mesure de protection.
Sur le moment, je pense être aidée.

Je me trompais.

Quelques jours plus tard, je reçois un message de PayPal m’indiquant que ces rejets pourraient entraîner un signalement à la Banque de France.
À cet instant, la situation devient grave, anxiogène, disproportionnée.

Je ne cherche pas à me soustraire à un paiement légitime.
Je cherche à ne pas payer un service non conforme.

Une impression d’absurdité totale

Je contacte à nouveau ma banque.
J’explique.
Je demande une escalade, une analyse humaine du dossier.

La réponse tarde.
Ou reste floue.

Pendant ce temps, PayPal tourne en rond.
Je répète les mêmes éléments.
Je fournis les mêmes explications.

Rien ne bouge.

Je me retrouve coincée dans un système où chacun se renvoie la balle, pendant que la pression continue de monter — financièrement, administrativement, psychologiquement.

Prendre la parole… et en payer le prix

Lorsque mon premier avis a été signalé, je me suis conformée aux demandes de la plateforme.
Je me suis justifiée point par point, en fournissant des éléments précis : dates, échanges, captures d’écran, déroulé chronologique des faits.

Dans le même temps, j’ai commencé à faire ce que j’aurais sans doute dû faire plus tôt : vérifier.

En creusant, j’ai découvert que la personne qui s’était présentée à moi comme infirmière lors de l’appel initial ne semblait pas exercer cette profession.
Selon les informations accessibles publiquement, elle apparaît comme commerciale / “closer”, et non comme professionnelle de santé diplômée.

closer amezian

Or, durant notre échange, cette personne a utilisé un discours à forte connotation médicale, allant jusqu’à évoquer des pathologies graves possibles, ce qui a contribué à instaurer un climat d’urgence et de pression émotionnelle.
Avec le recul, je mesure à quel point cet échange a pesé dans ma décision.

Je ne cherche pas ici à juger individuellement qui que ce soit.
Je constate simplement que le rôle présenté et le rôle réel semblent diverger, et que cela pose un problème majeur lorsqu’on s’adresse à des personnes fragilisées par la maladie.

En poursuivant mes recherches, je découvre également que la société est basée en Estonie, ce qui complexifie considérablement les recours pour un consommateur français.
Cette structuration juridique donne le sentiment d’un cadre très protecteur pour l’entreprise, et très déséquilibré pour les clients.

J’ai alors entrepris plusieurs démarches :

  • un signalement auprès de la DGCCRF,
  • un contact avec l’Ordre national des infirmiers pour signaler une possible usurpation ou ambiguïté de titre,
  • et des tentatives d’alerte sur les réseaux sociaux et sur Trustpilot.

À partir de là, chaque publication a été systématiquement signalée, parfois supprimée, même lorsque je me contentais de relater des faits datés, documentés, sans qualificatif excessif.
Le simple fait d’exposer la chronologie et les incohérences semblait poser problème.

J’ai eu le sentiment très net qu’il ne fallait pas exposer Amezian, ni rendre visible un récit divergent de celui qui est habituellement mis en avant.
Mes commentaires ont été bloqués, mes publications rendues invisibles, comme si un dispositif de modération très réactif était déjà en place.

Dans les échanges ultérieurs, toujours sur TrustPilot car on ne m’a pas répondu à mes différentes mises en demure, on m’a opposé un nouvel argument :
le service serait proposé « jusqu’à satisfaction, sans limite de temps ».

Mais cette affirmation entre en contradiction totale avec ce qui m’avait été présenté au départ.
On m’avait parlé d’un accompagnement structuré sur trois mois, comprenant :

  • une analyse détaillée de mes examens médicaux,
  • des échanges croisés avec plusieurs médecins, chacun apportant son expertise.

Dans la réalité, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de médecins intégrés à l’équipe, et que les avis médicaux passaient par une plateforme externe, basée en Estonie, sur laquelle le patient doit formuler lui-même ses questions, par écrit.
Ces échanges sont payants, non remboursés, et sans accompagnement réel dans l’interprétation.

Là encore, l’écart entre la promesse et la réalité m’a semblé flagrant.

Le coup de grâce : légitimité médiatique et responsabilité morale

Le coup de grâce est arrivé lorsque j’ai vu que Monsieur Amezian donnait régulièrement des interviews sur des médias connus, faisant la promotion de son livre.
C’était la goutte de trop.

Pour moi, le fait que de grandes maisons d’édition comme Albin Michel/Leduc publient ce livre sans avoir connaissance de ce qui se passe réellement au sein de son organisation m’a semblé profondément problématique.
Comment laisser quelqu’un continuer à tirer profit de la vulnérabilité des personnes malades, alors même que certains services qu’il propose sont incomplets, inadaptés, ou potentiellement dangereux ?

livre amezian

Face à cela, j’ai pris contact avec un groupe de victimes.
Nous étions des centaines.
Chacun ayant perdu entre 250 et 800 €, ayant potentiellement reçu des indications médicales graves de la part de personnes non qualifiées, et tous confrontés au même enchaînement de faits : promesses, prestations incomplètes, refus de remboursement, discours rodé, processus testés et éprouvés dans tous les scénarios.

Aujourd’hui, Monsieur Amezian bénéficie d’une légitimité renforcée.
Il parle à nouveau dans des médias régionaux, sur France Bleu, et reçoit une plateforme de communication de la part de maisons d’édition et de journalistes.
Sont-ils réellement au courant des faits concrets ? Sont-ils dans l’ignorance ? Je ne saurais le dire.

Quoi qu’il en soit, je ne peux pas laisser cette situation se poursuivre.
Je continuerai à transmettre mon retour d’expérience librement, sans censure, parce que je considère que c’est un devoir moral envers la société, envers toutes les personnes qui pourraient être exposées à la même vulnérabilité que celle que j’ai connue.

Aujourd’hui, il faut aussi regarder une réalité en face :
tout le monde peut payer un article auprès d’une régie média pour 1 500 €, parfois moins, et bénéficier d’une visibilité qui ressemble à de l’information, alors qu’il s’agit en réalité de contenu promotionnel.

C’est là que réside le danger.
Cette propagande positive, habillée des codes du journalisme, peut donner une légitimité artificielle à des pratiques dont les fondements sont pourtant profondément discutables, voire moralement contestables.

Lorsqu’un discours lisse, rassurant et valorisant est diffusé à grande échelle, il devient très difficile pour le public — et en particulier pour des personnes vulnérables — de distinguer la communication commerciale de la réalité des pratiques.
On ne parle plus alors d’information, mais d’un vernis médiatique qui protège et renforce une activité dont la conformité au droit français et aux principes éthiques mérite clairement d’être questionnée.

C’est précisément ce mécanisme qui me pousse aujourd’hui à prendre la parole :
non pas pour attaquer des médias ou des éditeurs, mais pour rappeler que la visibilité ne vaut pas validation, et que la responsabilité morale commence là où le silence devient complice.

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